La Gaume est la partie romane de la Lorraine belge. Elle se situe en Belgique, en région Wallonne dans l’extrême sud de la province de Luxembourg,  à la frontière de la France et du Luxembourg.

Sa  capitale est la ville de Virton. C’est une région  francophone avec une langue régionale romane appelé le gaumais.

Ces particularités géographiques de la lorraine belge :

Le Sud-Luxembourg est la seule région géologique datant de l’ère secondaire en Belgique.

Le patois gaumais à une origine lorraine avérée.

Dans la région on retrouve beaucoup de cimetières militaires. Car le 22 août 1914, l’armée française et  allemand  ce sont livré bataille. Celle-ci fut une des plus meurtrières de la Première Guerre mondiale.

La Gaume s’est développée sur la sidérurgie, dès le 15ième siècle, grâce à des familles grâce à des familles telles que les de Lamberty venant d’Habay-la-Neuve, de Florenville mais aussi de France à Cons-la-Grandville près de Longwy.

A l’époque romaine, la Gaume à continuer à prospérer, de nombreux vestiges gallo-romains  de cette époque sont exposé sur le site de Montauban. Dès le 16ième siècle, ses richesses minières furent largement exploitées. Quelques monuments en témoignent et de nombreuses anciennes forges peuvent être visitées à ce jour, comme celle de Châtillon.

Aujourd’hui, l’activité économique est basée sur tourisme et l’industrie mais aussi l’agriculture et l’exploitation de bois et d’autres. Mais aussi grâce l’activité économique des pays frontalier qui sont la France et le Luxembourg.

 

Pourquoi  cette  région s’appelle-t-elle-la Gaume ?

C’est au 17ème siècle qu’on nous a donné ce nom pour la première fois.

Pourquoi ?

La région d’Habay produisait beaucoup de fer. Les produits étaient transportés par de lourds chariots. Les convois passaient toujours  par les mêmes chemins. Les principaux entrepreneurs portaient le nom de Gaumè ou de Gaumain.

Les charretiers conduisaient les produits jusqu’à  Barvaux. Les matériaux étaient ensuite chargés sur des bateaux. Ces bateaux naviguaient sur l’Ourthe et pouvaient atteindre les usines de Liège. Chaque voyage durait plusieurs jours.

Les charretiers avaient une drôle de réputation. Parfois, ils n’hésitaient pas à voler de l’herbe pour nourrir les chevaux. En plus, ils avaient un langage  qui faisait peur aux habitants des régions qu’ils traversaient.

Les Ardennais donnaient à ces voyageurs le même nom que celui de leur patron. Pour eux, ils étaient tous des Gaumès ou des Gaumets. Plus tard, tous les qui venaient du pays de Virton ont porté ce nom.

Quelques exemples :

–          Extrait du registre des transports de Neufchâteau :

« Le 11.12.1617, engagiere sur bois ayant appartenu à Jehennette la Gaumette … » (exécutée comme sorcière).

 

–          Extrait du registre des transports de Saint-Pierre Chevigny :

« Le 09.09.1628, vendange au profit de Henri le Gaumain… »

 

–          Aujourd’hui encore, à Habay, existe une rue Nicolas GAUMET.

–          Plusieurs familles d’Habay portent le nom de la Gaume.

–          En 1702, un scieur Henri Gaumet vécut à Libramont.

–          L’abbé Gaume vécut à Habay au 19ème siècle.

 

« Gaumais » ou « Gaumet » ?

 

Monsieur FOUS (1893-1987), créateur du musée gaumais, tenait à l’orthographe GAUMAIS.

Edouard NED (1873-1949), écrivain de Châtillon, penchait pour la graphie GAUMET. Il a publié un livre qui s’appelle Larmes gaumettes.

 

Extrait du livre « La Gaume au fil de d’eau » de Patrick MENON.

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